
Une histoire d'amour avec l'eau
Illustration
Avant d'entrer dans le détail de chaque œuvre, voici le fil qui les relie. Une série à l'aquarelle née d'un voyage de neuf ans à la rencontre de l'océan, dont huit ans passée face à la mer en Australie. Elle raconte une histoire d'amour avec l'eau, faite d'émerveillement, de vertige et de fusion.



La rencontre
La rencontre avec l'eau
Ce premier dessin est celui de la rencontre véritable, du basculement amoureux. Un visage immense émerge d'une chevelure océan d'un bleu profond, les coraux et les chairs marines remontant à hauteur de bouche comme pour se confondre avec elle. C'est la découverte de la mer dans toute sa puissance, le moment où l'on tombe amoureuse de l'océan au point de s'y dissoudre. Le visage et l'eau ne font plus qu'un : la fusion, est accomplie.


L'opposition
Mais l'eau qui fascine cache aussi sa part de danger, et ses vagues imprévisibles peuvent tout engloutir avant que vienne l'apaisement, l'instant où l'océan se fait doux et cesse d'être une menace.
Le bocal
Ce deuxième dessin saisit l'envers de cette fusion, sa part d'étouffement. Un visage flotte enfermé dans une bulle d'eau, prisonnier d'une vague qui le cerne de toutes parts. C'est l'aspect suffocant de l'eau, l'impossibilité d'y respirer, le souvenir d'une chute dans un rouleau en tentant le surf. Tout le paradoxe est là : comment se sentir aussi libre et aussi emprisonné à la fois, comme un poisson rouge tournant dans son bocal.
Comme un poisson dans l'eau
Puis vient l'apaisement, le moment où l'eau cesse d'être une menace. À l'opposé de la précédente, cette image célèbre le bien-être retrouvé sous la surface. Une créature souriante, couverte d'écailles chatoyantes, se déploie avec joie dans une eau d'un bleu lumineux. C'est le souvenir des plongées sur la grande barrière de corail, la découverte d'un autre monde, de couleurs insoupçonnées. Ici, l'eau n'enferme plus, elle accueille : on s'y sent enfin comme un poisson dans l'eau.

Ne faire qu'un avec l'océan
Un geste d'audace face à l'immensité.
Tout commence par un geste d'audace face à l'immensité. Cette première image dit le désir de prendre le contrôle et d'apprivoiser la nature. Une femme aux longs cheveux turquoise lève la main vers une pieuvre flamboyante, dans un tourbillon de couleurs vives et de chairs marines. Le geste est à la fois prudent et joueur : elle appréhende la créature, la défie, cherche à se fondre en elle. C'est le moment où l'on cesse de regarder l'océan de loin pour entrer dans son monde et tenter de ne faire qu'un avec lui.






